Chroniques de la ferme

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2 octobre 2013

Découvrir les champignons d’ici!

Chanterelle commune (source : Au p'tit grèbe)

Chanterelle commune (source : Au p’tit grèbe)

Je ne me suis jamais risquée à la mycologie à ce jour. Pourquoi? Je crois que j’ai un peu peur des champignons et de ne pas cueillir les bons le moment venu. Pourtant, avec la quantité astronomique de formations, excursions et ateliers pour débutants qui existent aujourd’hui au Québec, il n’y a plus vraiment de raisons qui tiennent – même les miennes! – pour ne pas s’initier à la cueillette de champignons.

La mycologue Louise Fortin sera d’ailleurs à la Ferme Héritage Miner pour un atelier/excursion de mycologie ce samedi 5 octobre, de 9 h à 16 h. Pour ce, les personnes intéressées doivent apporter leur lunch, ainsi qu’un panier avec une poignée, un couteau, un sifflet, des sacs de papier format moyen et de bonnes chaussures. Inscriptions : 450 991-3330. Vraiment, je vous le dis, plus aucune raison de se passer de champignons sauvages!

Pendant longtemps, « le Québec a été une terre de mycophobes. Aux yeux des colons, puis des Canadiens français, tous les champignons étaient considérés vénéneux.

L’Église les baptisait d’ailleurs le « pain du diable », s’assurant ainsi que ses ouailles n’iraient pas goûter à ce « fruit défendu ». Délicieux ou toxiques, ils étaient tous mis dans le même panier. Ce sont les travaux de René Pomerleau, scientifique de grande renommée qui a fondé le Cercle des mycologues de Montréal en 1950 et que l’on considère comme le père de la mycologie au Québec, ont fait évoluer les choses. » (Source : La Presse, 9 septembre 2009) Aujourd’hui, le Cercle des mycologues de Montréal compte près de 1 000 membres, ce qui en fait le plus grand club de mycologues amateurs en Amérique du Nord!

La mycologie est une science qui s’apprend goutte par goutte et qui demande beaucoup de connaissances complexes. Différencier les espèces de champignons n’est pas chose aisée. C’est pourquoi les clubs de mycologie et leurs diverses activités sont primordiaux pour quiconque souhaite se frotter à ce passe-temps qui est assurément passionnant. Car, avec plus de 3 000 espèces de champignons juste au Québec, la prudence reste tout de même de mise avec ces champignons qui peuvent autant être savoureux que toxiques.

Pour vous initier à cette science, sachez que les étés pluvieux et les bons contrastes thermiques entre le jour et la nuit sont souvent garants d’une récolte automnale abondante. Sachez également que les champignons cueillis doivent être emballés dans du papier ciré et non dans la pellicule plastique qui altérera ces derniers. Un nettoyage méticuleux est aussi requis avant de déguster vos nouveaux trésors gourmands et sauvages! Allez, lancez-vous!

Pour en savoir plus :

mycolouise.com

mycoboutique.ca

mycomontreal.qc.ca

Aussi, une référence incontournable : Champigons comestibles du Québec de Jean Desprès (Éd. Michel Quintin).


Véronique Lemonde   Accédez à mon parcours »